Zabel Essayan, l’indéracinable

Un siècle après l’arrivée en France de rescapés du génocide arménien, les ouvrages de Zabel Essayan, femme de lettres arménienne francophile et rescapée elle aussi, méritent d’être redécouverts, notamment Mon âme en exil et Les Jardins de Silidhar souvent relégués dans l’ombre par le poignant témoignageDans les ruines.

« Je m’isole dans ce coin de mon âme qui abrite l’univers de mon roman ; là, il n’y a ni massacre, ni déportés, ni Bolcheviks ou quelque autre chose mais uniquement du soleil, des roses et le chant éternel de l’amour, de la beauté et de la grâce. Si j’arrivais à exprimer, même partiellement, ce monde secret, je serais satisfaite, très satisfaite. » Si ces lignes tracent les contours d’un conte autobiographique et poétique à venir, Mon âme en exil, elles n’en révèlent pas moins les thèmes et les tensions de l’oeuvre entière de Zabel Essayan qui, au moment où elle écrit c...

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