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XVIIIe siècle épistolier

La critique des livres réserve parfois de bonnes surprises. En voici une avec cet ouvrage d’une présentation agréable et raffinée – la couverture reproduit un papier dominoté du XVIIIe siècle de la fabrique de Pierre Fiacre Perdoux à Orléans – qui prolonge une étude consacrée à des "Lettres inédites de Madame du Deffand à sa famille" (QL n° 967). Le volume précédent écartait volontairement « toute matière relative à Julie de Lespinasse », ce que nombre de lecteurs et de spécialistes avaient pu regretter. Ce nouveau dossier rigoureusement établi et commenté vient combler ce manque.

Dans la tradition dix-huitiémiste, Julie de Lespinasse ne joue pas un grand rôle. Comme le rappelait il y a quelques années une pièce de théâtre, tout juste celui d’une ingrate qui utilise sa jeunesse pour se substituer à sa protectrice, âgée et presque aveugle, pour tenir salon à sa place avec les mêmes invités. Mais, pour ses amis d’alors, Julie de Lespinasse ne se réduit pas aux manœuvres d’une intrigante. N’est-elle pas devenue la compagne de D’Alembert et l’interlocutrice imaginée par Diderot dans deux de ses dialogues, Le Rêve de D’Alembert, où elle dialogue avec Bordeu, c...

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