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Article publié dans le n°1139 (14 nov. 2015) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Dès ses premières pages, Elles en chambre, de Juliette Mézenc, emporte notre adhésion, en affirmant l’importance de briser les moules. Les moules à briques, les moules à gâteaux, moules de statues, moules de perfection et d’harmonie, moules scolaires, universitaires, sociaux, familiaux. Aberration que ces moules dans lesquels la pensée doit se couler, se coucher, se serrer, suffoquer, expirer. Ainsi l’écriture devrait si possible être affranchie des carcans que la société... a passé au cou des femmes qui écrivent. Elles en chambre célèbre leur héritage.
Juliette Mézenc
Elles en chambre

« Parce qu’écrire c’est s’arracher, [...] partir ! » (p. 13), les mots de Juliette Mézenc nous servent de lampe frontale dans un tunnel d’anneaux, de spirales, qui fragilisent les cordes vocales et la colonne vertébrale. Par où la sortie ? Par la main à l’ouvrage à quatre heures du matin avant le réveil des enfants ou après leur endormissement. Par l’écoute des voix de la nuit. Parce qu’il ne suffit pas d’être savante, il faut aussi, comme Médée, être rusée, magicienne, et parfois, avouons-le, criminelle – tuer le père, égorger les enfants (au figuré, vous croyez ?) –, finir...

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