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Viser la Grande Guerre dans son oeil

L’historien Stéphane Audoin-Rouzeau a renouvelé l’approche de ce que fut la catastrophe inaugurale du XXe siècle : le dépassement d’un seuil de violence inouï, la difficulté pour les soldats à rendre compte de cette épreuve, le déclin de la transmission consécutif à cette guerre, selon Walter Benjamin. Pour l’année de la commémoration de la Grande Guerre, il choisit d’écrire ce qu’il nomme un « récit de filiation ».
Stéphane Audoin-Rouzeau
Quelle histoire. Un récit de filiation (1914-2014)

L’auteur, qui dit ne pas faire un exercice d’ego-histoire, cite des sources familiales (correspondances, mémoires, entretiens), qu’il examine comme des archives et commente à la lumière de son savoir de la Grande Guerre. L’exercice est périlleux, tant l’historien se tient dans une distance intime avec les textes ou les propos qu’il cite et ne peut rester dans une idéale neutralité. Cette guerre lointaine n’est pas un objet d’étude indifférent. Elle aurait ouvert une faille dans la transmission entre les pères et les fils, faille dont l’auteur serait « l’héritier », et qu’il ten...

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