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Vies masculines

 Après le succès de Sylvia, nous pouvons enfin relire Le Club, premier roman de Leonard Michaels paru au début des années quatre-vingt (1). Perçu lors de sa publication aux États-Unis comme un texte profondément misogyne, il convient de le lire aujourd’hui dans une perspective plus large puisque le temps a passé et que nous en percevons peut-être mieux la profondeur dérangeante et l’humour décapant.
Leonard Michaels
Le Club (The men's club)

Le livre de Leonard Michaels semble obéir à une matrice dérangeante, scindée, elliptique : « La fraternité est exclusive, pas universelle. » Nous comprenons immédiatement pourquoi son récit provoqua l’incompréhension et les attaques des féministes de la fin des années soixante. Le club auquel le narrateur du roman se propose d’adhérer contredit, ou plutôt semble contredire, tous les apports de la révolution sexuelle de ces années-là. Le roman est ainsi à la fois une provocation et l’expression d’une inquiétude existentielle (pour ne pas dire identitaire) qui préfigure assez bien...

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