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Vertiges noirs

 Une anthologie intégralement retraduite des principales œuvres de Dashiell Hammett paraît alors que, dans le même temps, nous découvrons le dernier opus de la trilogie que James Ellroy a consacré aux années soixante. 2000 pages presque qui donnent le vertige. Précises, crues, terribles et violentes, elles illuminent une nuit enténébrée d’éclairs éblouissants. Entre rupture et dépassement d’un genre malheureusement trop souvent méjugé, l’un à la succession de l’autre, ces deux géants de la littérature américaine balaient le monde d’un regard implacable. Voici le grand saut. 
James Ellroy
Underworld USA (Blood's a Rover) (Rivages)
Dashiell Hammett
Romans (1) (Gallimard (Quarto))

À l’instar de Dashiell Hammett, nous faisons partie de ceux « qui prennent le roman policier au sérieux ». Car certains auteurs contaminent la littérature de genre de questions qui la dépassent, bouleversent le sens du monde, interrogent l’époque pour en extraire une poétique nourrie de nos appétences dissimulées, de nos pulsions les plus enfouies, bref qui se fondent dans la noirceur absolue pour en extraire des joyaux vénéneux qui nous disent quelque chose de nous-mêmes, de nos errances, de notre nature profonde et inévidente. C’est une forme de littérature exemplaire. Ces liv...

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