Varia dix-huitièmiste

 Parmi les dames salonnières du XVIIIe siècle, Mme Geoffrin (1699-1777) occupe une place à part. Sa carrière de salonnière est une complète réussite. Sa renommée ne cesse de s’étendre. Elle reçoit l’élite française et bientôt européenne. Les têtes couronnées sont elles-mêmes attirées par son salon. Comme les autres, mais avec toujours un meilleur savoir-faire, elle réunit, dans son hôtel de la rue Saint-Honoré, Montesquieu, Marivaux, Fontenelle, Helvétius, d’Alembert...
Maurice Hamon
Madame Geoffrin, femme d'influence, femme d'affaires au temps des Lumières (Fayard)
De La Coste
Voyage philosophique d'Angleterre, fait en 1783 et 1784 (CIERL, Université de Laval, Québec)
Destutt De Tracy
Œuvres complètes I. Premiers écrits. Sur l'éducation et l'instruction publique (Librairie philosophique J. Vrin)

Elle accueille les étrangers, vivant à Paris ou de passage, comme Walpole, Gibbon, l’abbé Galiani, Pietro Verri, Beccaria... Les uns et les autres sont les invités d’un de ses déjeuners hebdomadaires, le mercredi. Le lundi, ses convives sont des artistes : architectes, peintres ou sculpteurs comme Soufflot, La Tour, Joseph Vernet, Van Loo. Rien de vraiment original, si ce n’est le repas quand certaines de ses rivales n’offrent que les plaisirs de la conversation. Son originalité, reconnue, tient à cet équilibre maintenu entre la conversation savante et l’esprit, les lettres et les arts. ...

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