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Une utopie lointaine - Entretien avec Yaël Neeman

C'était avant 1967, au temps des utopies, de l'autogestion en Yougoslavie, de Cuba, et d'un communisme qui n'existait pas. Et pourtant toute une jeunesse a rêvé du kibboutz. Dans Nous étions l'avenir, Yaël Neeman, née à Yehi'am, en Galilée, raconte l'histoire de son kibboutz, affilié au mouvement Hachomer Halzair, courant sioniste socialiste qui se référait à Marx, prônait l'égalité, refusait la propriété individuelle, souhaitait un monde meilleur dans lequel les voisins arabes auraient été des frères. Retrouvant l'enfant et l'adolescente qu'elle était, elle raconte à la première personne (du singulier? du pluriel?) cette histoire sur laquelle nous l'avons interrogée, chez elle, à Tel Aviv.
Yaël Neeman
Nous étions l'avenir

Norbert Czarny : Partons du titre de votre récit : Nous étions l’avenir.


Yaël Neeman : Il s’agit plutôt du « nous » collectif des enfants nés au kibboutz, le groupe dont la narratrice fait partie, celui avec qui elle s’identifie au point de s’y fondre, tout en perdant son « moi » (ou plutôt en ne sachant pas qu’un tel « moi » puisse exister). C’est ce groupe, cette génération, qui est censé incarner l’avenir – socialiste, utopique – d’un monde meilleur, juste, égalitaire. Nous voulions changer d...

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