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« Une espièglerie effleurée »

Jean-Philippe Toussaint a souvent fait poser devant l’objectif ses proches et notamment, pour reprendre le titre d’un de ses clichés, « quelques amis écrivains qui passaient au Louvre par hasard ». Emmanuel Carrère appartient à ce groupe d’amis ; il est également l’objet d’un portrait qui l’associe au « Triomphe de David » de Bartolomeo Manfredi. Dans le cadre de ce dossier, nous lui avons demandé d’imaginer en retour à quel tableau il pourrait associer Jean-Philippe Toussaint.

C’est un homme au visage allongé, glabre, lisse. Son expression recueillie se conforme à la situation, mais on devine que, dans une autre situation, moins solennelle, elle pencherait plutôt du côté de la malice et même de l’espièglerie – une espièglerie paisible, cependant, flegmatique, une espièglerie effleurée. Ses mains, longues comme son visage, sont jointes. Sa chair, translucide, éclairée de l’intérieur, est admirablement modelée : on y mordrait. Un bonnet de drap brun couvre son crâne qu’on devine chauve – mais je dois arrêter de dire qu’on devine ce que rien ne permet en fait de ...

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