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Une école entièrement nouvelle

Par un étrange paradoxe, une révolution qui s’était nourrie de philosophes grands réformateurs de l’éducation, de Jean-Jacques, des savants de l’Encyclopédie, comme d’Alembert, auteur du célèbre article « Collège », cette révolution donc avait vidé écoles et collèges. La raison était simple : l’enseignement du temps de la royauté était tenu principalement par des ecclésiastiques que la Terreur avait exilés ou réduits au silence.
L'Ecole normale de l'an III (tome 4). Leçons d'analyse de l'entendement, art de la parole, littérature, morale, Garat, Sicard, la Harpe, Bernardin de Saint-Pierre
(ENS)

L’urgence imposait une réforme drastique ; mais il fallait d’abord donner des cadres et des militants à une école entièrement nouvelle. En 1795, sur une proposition du député Joseph Lakanal, la Convention décida d’établir partout des écoles, mais prioritairement, pour les adolescents, une école centrale par département, ainsi appelée parce qu’elle était au centre des départements récemment créés. Henri Beyle dit Stendhal fut un des premiers élèves de l’École centrale de Grenoble (1796-1799) ; il a raconté son expérience dans la Vie d’Henry Brulard. Le jeune Beyle se distingua en...

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