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Une autobiographie indirecte

Anti-cérébral au possible, allergique à tout déboulonnage rationnel des textes ou culte formaliste, Philippe Le Guillou, qui écrit des romans et des essais esthétiques depuis près de quarante ans, ne pense la littérature que sur le mode vital, sensoriel, magique et organique. Il ne demande au livre que le vertige et le retour à l’enfance, où la suspension provisoire d’incrédulité fait basculer la conscience dans les mondes cachés les plus envoûtants. Cet essai volumineux (432 pages) se lit donc moins comme un pavé théorique que comme une célébration émotionnelle des romans qui ont compté dans l’emportement, la rêverie et l’orgie esthétique.
Philippe Le Guillou
Le Roman inépuisable

Il y a d’abord la force du titre, Le Roman inépuisable, qui semble particulièrement adapté à l’énergie déployée depuis des années par Philippe Le Guillou, écrivain et passeur, comme l’un de ses derniers ouvrages le laisse entendre[1], investie dans la défense d’un genre dont on annonce la fin depuis les années 1930. L’idée du titre viendrait d’une lecture forte, celle du Roman du roman de Jacques Laurent, qui lui donne son sous-titre. Le projet prend la forme d’un héritage : « À mon tour je rêve le roman...

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