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Une anthropologie du « je »

Article publié dans le n°1157 (12 sept. 2016) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Depuis plus de dix ans, Éric Chauvier publie des livres d'anthropologie, des comptes rendus d'enquêtes, que des critiques littéraires et certainement des lecteurs lisent parfois comme des fictions. Il est vrai qu'avec la complicité de son éditeur il fait disparaître toutes les marques habituelles de la recherche : notes en bas de page, bibliographie, index, etc. Mais surtout il efface la fameuse distinction de Barthes entre l’écrivant – préoccupé par le signifié –  et l’écrivain – intéressé par le signifiant.
Eric Chauvier
Les nouvelles métropoles du désir
(Allia)

Il est vrai aussi que l'anthropologie d’Éric Chauvier refuse tout mimétisme. Ses recherches lui ont montré le « saut périlleux » que réclame le passage des expériences des enquêtes à leur compte rendu scriptural. Pour cela, il refuse les illusions que lui proposent le point de vue divin, qui examine les êtres humains comme des fourmis, la représentativité, qui ne voit dans les situations que des échantillons, ou l'imposition d'objets d'étude, ceux que le Bordelais Joseph-François Lafitau avait posés dès le début du XVIIIe siècle : parenté, religion, politique, s...

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