Un réveil cauchemardesque

Article publié dans le n°1127 (01 mai 2015) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Il y a trente ans, en avril 1985, Mikhaïl Gorbatchev était élu secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) et proclamait l’avènement de la perestroïka (« refonte ») du système, qui allait aboutir six ans plus tard à la dislocation et à la chute de l’Union soviétique, à la surprise de la quasi-totalité des soviétologues et kremlinologues.
Andreï Gratchev
Le passé de la Russie est imprévisible. Journal de bord d'un enfant du dégel
(Alma)

Ainsi, en 1987 encore, deux spécialistes renommés, quoique fort discutables, du « communisme », Stéphane Courtois et Marc Lazar, écrivaient, deux ans donc avant la chute du mur de Berlin, et quatre ans avant l’implosion de l’Union soviétique : « Le système communiste mondial fait preuve d’une remarquable aptitude à évoluer, à s’adapter, à progresser », et ils concluaient en évoquant « un système communiste en expansion ». Pas vraiment extralucides, les deux experts !


Lorsque le dissident soviétique Andreï Amalrik avait publié à la fin des années 1970 un ess...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine