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Un polar, vraiment ?

Tout est signe dans les romans de René Belletto, signe plus qu’indice. Les noms des personnages, d’abord, qui se font indéfiniment écho les uns aux autres. Michel Aventin, le héros, traverse Paris en Dodge Reborn (oui, Reborn, nom prometteur). Il tombe amoureux d’une jeune femme appelée Évelyne Doublier, puis d’une autre, qui se nomme comme par décalage Éva Tircée, laissant au lecteur le soin d’imaginer le premier amour, ce grand amour originel d’où dérivent tous les autres. Peut-être la sœur du narrateur, la belle Élisabeth, morte quelques mois avant le début du récit ?
René Belleto
Le livre
(P.O.L.)

On peut imaginer l’auteur établissant de livre en livre, comme Perec, des schémas compliqués, des inventaires d’échos, des systèmes raffinés de récurrences et d’oppositions, des références subtiles, des anagrammes multiples et retravaillés. À Michel Aventin, héros positif (quoique un peu dépressif), s’oppose dans cet opus le cauchemardesque Cyril Mallier, son avatar haineux, animé par la frustration abominable de l’impuissance et par un amour destructeur pour la belle Évelyne Doublier. Tout est signe ici, c’est sûr, mais de quoi ? Au lecteur comme au narrateur il incombe de lire ent...

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