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"Un pèlerinage pour rien"

Une phrase de Van Gogh, reprise par Maurice Pialat dans À nos amours, sert de point de départ au livre d’Yves Charnet. Elle donne le ton, crée le climat dans lequel le lecteur est pris. Livre fragmenté, jouant de la répétition, de la ritournelle, livre fait de notes et de pages de journal, il dit la mélancolie d’un homme qui a beaucoup perdu.

Mais La tristesse durera toujours est d’abord un livre d’amour. Il s’ouvre sur l’image de Madame G., ainsi nommée presque toujours, au fil des pages. La vieille dame aura été comme la grand-mère d’Yves Charnet, lui ouvrant sa bibliothèque, l’aidant quand il en avait besoin, l’écoutant. Et ce livre, il le considère comme celui de sa « grand-mère imaginaire », ou sa « légende » : « J’aimais Madame G. corps & âme. Désir censuré, chagrin interminable. Je ne savais pas encore que c’est avec ça qu’on fait les livres. Le désir, le chagrin ; le man...

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