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Un jardin de poèmes

Article publié dans le n°1155 (16 juil. 2016) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Livre-jardin, organisé : six parties, la première et la dernière ne comptent qu’un poème, trois pour chacune des autres parties. Nous voici dans un jardin (de poèmes) et le jardin est en nous. Pierre Chappuis place toujours ses lecteurs au cœur de ses paysages de mots. La « lumière » solaire de l’été y est « sourde », atténuée par l’ombre bleue des feuillages.
Pierre Chappuis
Dans la lumière sourde de ce jardin
(Corti)

Le premier poème nous introduit au cœur d’un chantier broyeur de montagne :


« Orgues, non : ressassement brut.


Gravier, cailloux, sable s’engouffrent dans l’oreille – hoquetant, leur tri à longueur de journée –, délestés par une machinerie géante, indifférente, indomptable. » 


On développe peu : rares expansions. « Ressassement brut », le texte est porté par des énumérations qui rendent compte du perçu. Le poète cherche le mot précis : deux synonymes à nuance sémantique variable ou deux verbes enchaînés pour deux actions presque simultanées, « 

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