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Un être fuit le monde

Remarqué avec son premier roman, Dreuse, en 2012, le discret Louis Jeanne a été l’objet cet automne d’un intérêt renouvelé à l’occasion de la parution de son deuxième livre, Clairières. Intitulé dans l’épure également, il apporte une nouvelle pierre à l’édifice que Jeanne élabore. Un monument de langue charpentée destiné à résister à l’air du temps plutôt qu’une cabane fragile au verbe sans chien ni goût. Et, pour manifester cette assise et cette volonté, ce mot unique formant titre, mystérieux, hiératique.

Le récit est des plus sobres : un ancien avocat, las de la vie commune, on veut dire banale, s’est retiré dans un gîte au cœur d’une forêt et, apparemment « voué à la détestation de soi », s’autorise une initiative qui va paraître singulière : il embauche une femme écrivain afin qu’elle rédige ses mémoires. C’est ce que l’on peut nommer une détestation de soi corrigée, voire un traitement drastique. « Oui, elle pratiquait un drôle de métier, lui avait-il dit, en ce début d’après-midi pluvieux, le front nuageux renonçant à s’éloigner et planant sur eux comme un augure feutré,...

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