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Un conte bouddhique parfait

Au temps lointain de celui qu’on appelle le Bouddha, près de six siècles avant la naissance de celui qu’on appelle Jésus, quelque part du côté de la frontière entre l’Inde et le Népal, un homme riche nommé Païti possède – comme on possède chiens et chevaux – plusieurs épouses. Toutes sont traitées en servantes, brutalisées, humiliées, méprisées selon la coutume, en un temps où la femme ne jouit d’une certaine existence que pour autant qu’elle enfante un fils. S’il s’agit d’une fille, mère et enfant sont reléguées en quelque oubliette afin qu’elles y ruminent leur disgrâce.
Saneh Sangsuk
Seule sous un ciel dément
(Seuil)

Aussi la naissance d’un fils de ce Païti constitue-t-elle pour la mère du petit une sorte d’accès au Paradis, le moyen d’échapper à sa condition servile et d’acquérir tout simplement le droit à être. Cela explique suffisamment que, malgré la haine légitime qu’elle voue à son propre-à-rien de mari, Kissa élève avec dévotion Wélou, destiné à devenir sans doute un autre tyran domestique, mais le futur ne la préoccupe pas, elle essaie de survivre au présent. Est-ce de l’amour qu’elle éprouve pour Wélou ? Rien ne l’indique expressément. On optera plutôt pour une reconnaissance éperdue en...

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