A lire aussi

Transformation

    Pierre Guyotat poursuit le ressaisissement de ce qui l’a formé : le deuxième volume du cycle commencé en 2007, plus dense, plus idéal, se concentre sur quelques jours et nuits de l’été de ses quinze ans, en faisant exsuder les énergies qui l’animèrent alors, l’emmenant dans la direction de son œuvre, lui révélant à la fois le désir et la force de l’écrit. Voici l’exploration de « l’arrière-fond qui (le) forme », l’entreprise de son fondement, la grande transformation.
Pierre Guyotat
Arrière-fond

La vie, le temps se décomposent, formant un humus étrange, une matière intermédiaire, vivante et morte à la fois, transformée, qui conforme une aire neuve, provisoire, féconde. Le dernier livre de Guyotat s’apparente à cette transformation, à l’exploration d’un terrain en pleine composition, à la réactivation d’un état antérieur, au recouvrement de ce qui nourrit l’œuvre, son lieu premier, ce moment de jeunesse où il décide de « consacrer sa vie à la création ». Ainsi, Guyotat revient, défaisant la chronologie, par le saisissement de quelques journées d’un été, tantôt en France,...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine