Temps et identité

Article publié dans le n°1180 (01 oct. 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Le nouveau livre de Lionel Ray, poète consacré par les prix de poésie les plus prestigieux, ne pouvait qu’être vivement attendu par ses lecteurs fidèles, d’autant qu’excepté le bel opus « De ciel et d’ombre », illustré par Julius Baltazar pour les éditions Al Manar en 2014, il faut remonter à 2010 pour la parution, chez Gallimard, du recueil « Entre nuit et soleil ». Le poète trouvera-t-il ici une solution au paradoxe qu’indiquent ces deux derniers titres ?
Lionel Ray
Souvenirs de la maison du temps

L’incipit du dernier recueil de Lionel Ray répond déjà à la promesse du titre et on y lit des mots sur la fuite du temps, qui sont récurrents dans l’ensemble de son œuvre. Ainsi :


Tout s’est passé là-bas à hauteur d’arbres
Les années fuyaient en tous sens
Le temps nous avait oubliés. 


L’emploi du conditionnel aux deux strophes suivantes, dont le premier vers est « Il aurait suffi d’un seul regard », marque, à ce sujet, le regret, pour le poète et ses proches, de ne pas avoir été assez attentifs, par la vue et par l’ouïe, aux b...

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