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Sur le fil du rasoir

 Reparaît, dans une traduction énergique, le roman épique d’Hilsenrath sur la Shoah, son pied de nez à l’Allemagne des années 70, son coup-de-pied dans la fourmilière de la bien-pensance et des mémoires oublieuses. En grand provocateur, il chamboule l’ordre des discours sur la barbarie, les bourreaux et les victimes, jusqu’à l’ultime jugement. Avec une jouissance expressive impressionnante, il écrit un roman délirant, sans pareil, qui enfonce à grands coups de boutoir tous les barrages qu’avait érigés une nation traumatisée, s’insurgeant contre l’oubli et le simplisme historique, et nous dérange en nous faisant rire de la monstruosité la plus terrible. 
Edgar Hilsenrath
Le nazi et le barbier (Der Nazi und der Frizeur)
(Attila)

Si Max Schulz, connu sous le nom d’Itzig Finkelstein, ne rate jamais une coupe de cheveux, Hilsenrath, lui, ne manque jamais d’essayer tout ce qui lui tombe sous la main en fait de langage, de poésie, de provocation et d’humour. Comme l’artiste capillaire, il exerce son talent immense et sa virtuosité, sur le fil du rasoir, en équilibre instable au-dessus du gouffre du mauvais goût et de l’impudeur. Il écrit en troubadour de l’horreur, comme à haute voix, aède dénaturé d’une vie faussée, dissimulée, enfouie dans le mensonge et l’invention.


Ainsi, le titre du roman ne propose pas ...

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