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Staline n'est pas Hitler

Article publié dans le n°1080 (16 mars 2013) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

L’histoire de l’Union soviétique souffre d’un paradoxe : plus les archives livrent de documents sur des périodes entières de son existence tourmentée et plus cette histoire tend à se réduire dans les ouvrages d’un grand nombre d’historiens ou réputés tels – et dans les manuels scolaires – à quelques schémas simplistes dont le plus répandu est l’assimilation de l’URSS stalinienne à l’Allemagne nazie.
Mathilde Vallaud Aycart
Russie. Révolutions et stalinisme. 1905 - 1953

Certes, il y a des traits communs entre les deux régimes : le culte du chef, le parti unique qui dans les deux cas n’est qu’une machine répressive sans rapport avec un vrai parti politique, l’endoctrinement de masse, l’omniprésence de la police politique, Gestapo et Guépéou – rebaptisée NKVD et MVD. Mais on ne définit pas un système social et politique par ces seuls aspects, sauf dans la pensée étique (et peu éthique) qui caractérise nombre de spécialistes de l’URSS, soucieux de coller à l’idéologie dominante qui fait des intérêts du capital la loi suprême. On le définit d’abord par...

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