Livre du même auteur

Souverain, évêque et poète

 Petar II Petrović Njegoš (1813-1851) fut au Monténégro et à la Serbie, à la langue serbe même, ce qu’Adam Mickiewicz fut à la Pologne et à la langue polonaise : un poète de la lutte nationale et un guide spirituel qui, conjugant sans cesse verbe, pensée et action, renouvela et réorienta la langue. Tel Mickiewicz, tel Njegoš : leur force d’intranquillité recrée la parole.

Poitrinaire, Njegoš mourut jeune, dans sa trente-septième année. À trente-six ans, Mickiewicz mettait un terme à sa carrière d’écrivain : il s’écartait de la littérature pour mieux s’adonner et se donner au messianisme et à l’action révolutionnaire. Mickiewicz était tourné vers l’utopie et le socialisme, vers l’irréalisé qu’il s’efforçait de rendre réalisable. Il laissa sa vie à Constantinople (1855) où, croyant pouvoir libérer sa patrie à la faveur de la guerre de Crimée, il s’était rendu avec l’intention de fonder une légion polonaise. Njegoš fut un homme d’État, à la fois conservateur...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine