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"Rien de plus drôle que le malheur"

À Sholem Alekheim, grand conteur yiddish, Gorki disait un jour : « En vous lisant, j’ai ri et j’ai pleuré. » Une expression intraduisible de cette langue (presque) perdue dit la chose autrement. Et Ionesco constatait aussi qu’il n’y a rien de plus drôle que le malheur. Deux anthologies récentes de l’humour juif en littérature en donnent divers exemples.
Anthologie de l'humour juif dans la littérature mondiale (Gallimard)
L'humour juif. Anthologie littéraire (Omnibus)

L’intérêt premier d’une anthologie, ce sont les textes. Et la première chose que fait le critique, le lecteur ou le spécialiste du sujet est de relever les absences. Nous n’échapperons pas à ce travers ou, pour être plus précis, nous noterons une énorme absence, celle de la littérature sépharade. Il paraît surprenant qu’aucun écrivain maghrébin ou juif de pays arabe ne puisse être cité. Judith Stora-Sandor comme Alain Oppenheim évoquent bien Abraham Ibn Ezra, poète du Moyen Âge né en Espagne, ou Albert Cohen natif de Corfou, mais la dimension orientale n’est guère mise en valeur. Après, ...

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