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Résistance dans la critique

 La critique littéraire a mauvaise presse. Et les articles publiés, dans la plupart des journaux et des mensuels en hérissent plus d’un. Elle passe tantôt pour le terrain d’élection du favoritisme et du népotisme, tantôt pour le faire-valoir de l’arrivisme et de la convoitise, le discret décor des tripotages et autres fricotages. Au mieux, elle revêt les apparences d’un brillant, mais vain, exercice de style. Une armée de folliculaires obséquieux contribuent à cette réputation, et donnent de la critique littéraire une image disgracieuse, entachée de cynisme et caractérisée par la ruée vers les places et les prébendes.

Jean-Edern Hallier, qui publiait Fin de siècle, raconte : « Quand j’étais en vacances chez Sauvageot cet été 1980, j’ai rendu visite à Jean d’Ormesson. Il y avait là Maurice Rheims et François Nourrissier : il n’aimait pas mon livre. Mais d’Ormesson l’a poussé à faire le papier, et l’a corrigé. Quand il a été prêt, les gens du Point me l’ont soumis avant publication. » On connaît de plus récentes anecdotes, mais non de plus édifiantes.


Si l’on définit a minima la critique comme un jugement pertinent qu’un esprit judicieux porte sur les ouvrages lit...

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