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Redescendre dans la boue

Joyce Carol Oates a publié plus de quarante romans, mettant en scène des héroïnes aux prises avec leur féminité, leur passé ou encore la violence masculine. Mudwoman, sa dernière parution en français, n’est pas dépourvu d’une certaine dimension biblique.

Il n’y a pas de doute concernant la généalogie du prénom du premier homme : en hébreu, « adama » veut dire « la terre ». Mais quand Joyce Carol Oates se met à réécrire la Bible, en lui donnant une tournure féministe, l’histoire devient moins limpide. À cinq ans, son héroïne, une enfant abandonnée, s’appelait Jewell, déformation de « jewel » (bijou, pierre précieuse issue de la terre), nom prononcé en deux syllabes par sa première famille d’accueil : Jew-ell, mettant ainsi en lumière une autre strate sémantique, juive celle-ci....

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