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Ce livre de John Edgar Wideman est celui de son obsession pour Frantz Fanon. Il dresse de son modèle un portrait éclaté qui rend possible une réflexion complexe sur son œuvre, la violence du monde, ce que les écrivains peuvent ou doivent en faire, la nature de la fiction. Un roman difficile, plein d’obstacles qu’il faut avoir le courage de franchir, un magnifique creuset pour penser la littérature, son implication dans la vie.

Tel un spectre qui revient toujours, Fanon hante les pages de Wideman. Il incarne un idéal, ce que l’écrivain ne peut pas être, parce que sa vie propre l’en empêche. Modèle inaccessible, à la fois distant et proche, Fanon se mêle à la vie d’un homme, écrivain, noir lui aussi, américain, universitaire, l’habitant d’une présence dont il faut faire quelque chose. Fanon hante la vie de Wideman, en bouscule l’ordre, y replace au centre les questions de la race et de la couleur, d’une indignité insupportable, d’une libération nécessaire, de la violence qui en découle. Et les fantômes effraient...

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