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"Que reste-t-il de nos amours ?"

 On peut être écrasé par ce livre. Bien dissimulée dans les plis d’une modestie que l’on croit sentir réelle, l’érudition qui s’y déploie en tout domaine est titanesque. Professeur à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois (la nature et le paysage, c’est déjà une belle ouverture de compas, qui englobe l’écologie, l’aménagement du territoire mais aussi, dans ce cas au moins, l’urbanisme et l’architecture), Jean-Christophe Bailly écrit des essais, dans lesquels l’onomastique et la réflexion sur le langage se taillent une part notable, mais aussi des récits, du théâtre et une section importante de sa bibliographie concerne les peintres (il a commencé dans cette voie par une étude sur son cousin Jacques Monory chez Maeght en 1979). Mais sa propension la plus constante va vers la poésie : trois recueils publiés, et surtout une imprégnation poétique de son écriture, qui n’a rien des sécheresses de l’analyse sagement rationnelle.
Jean-Christophe Bailly
Le dépaysement. Voyages en France

La méthode présidant à l’agencement des trente-quatre pièces du Dépaysement semble de prime abord celle, flottante, d’un écrivain dilettante qui n’aurait pour but, dans ses incursions ponctuelles, souvent brèves, à travers la France, que de suivre son désir ou d’obéir à l’occasion (un hébergement amical ici, une vieille envie de suivre le cours d’une rivière, le souvenir d’un peintre : Courbet, le besoin de vérifier ce que signifient encore, aujourd’hui, les utopies monumentales mises en pratique, de 1775 à 1779, par Claude-Nicolas Ledoux (saline royale de Chaux à Arc-et-Senans)...

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