Que nous enseignent les penseurs tragiques ?

Penser, pour la plupart des penseurs, c’est ordonner. Or Clément Rosset dégage, dans son ouvrage « Logique du pire. Éléments pour une philosophie tragique », une lignée philosophique qui, à l’encontre des courants dominants de la pensée, ne pense le monde que comme chaos.
Clément Rosset
Logique du pire. Éléments pour une philosophie tragique

Cette lignée – contraire à celle du logos qui cherche à déchiffrer l’ordre du cosmos – passe par des penseurs écartés du corpus philosophique : les sophistes, Lucrèce (parfois assimilé à un simple poète), Montaigne (pas toujours reconnu comme philosophe et parfois à peine comme homme de lettres), Pascal (écrivain pour certains), Nietzsche (fou)…


Elle se différencie, selon Clément Rosset, d’une verve que l’on peut simplement qualifier de « pessimiste ». Le pessimiste explique que l’ordre est négatif ; le tragique, lui, évoque l’impossibilité même de percevoir un ordre qu’il serait...

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