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Puissance d’accueil et impermanence du monde

Article publié dans le n°1201 (01 oct. 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

« Du côté de chez Swann » et « À l’ombre des jeunes filles en fleurs » sont les deux premiers volumes de l’œuvre immense qu’est « À la recherche du temps perdu », qui en compte sept. Il s’agit du récit de l’enfance et de l’adolescence du narrateur, dont Proust garde intacte la candeur, ménageant un effet de rupture entre la description d’un monde social très protocolaire, celui de la grande bourgeoisie et de la noblesse, et la vie intérieure du narrateur, qui, par sa vivacité et sa profondeur, devient le creuset des perceptions sensorielles.
Marcel Proust
Du côté de chez Swann (Gallimard (Blanche))
Marcel Proust
À l'ombre des jeunes filles en fleurs (Gallimard (Blanche))

En prenant le temps de raconter chaque fait, aussi banal soit-il, et de montrer son incidence sur la vie psychique, l’auteur saisit avec une grande précision les angles morts de la conscience. Les normes de la société sont mises en brèche par sa faculté à restituer l’importance de ses propres perceptions et à faire de sa sensibilité toujours vive une force susceptible de dramatiser et d’embellir la réalité vécue dans l’instant présent. La vie intérieure devient beaucoup plus forte que la vie mondaine, car celle-ci n’a pas de prise sur celle-là.


En lisant Du côté de chez Swann...

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