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Premier roman, premières pages…

Article publié dans le n°1200 (16 sept. 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Estelle-Sarah Bulle
Là où les chiens aboient par la queue

J’ai quitté Morne-Galant à l’aube parce que c’était la seule façon de ne pas cuire au soleil. Morne-Galant n’est nulle part, autant dire une matrice dont je me suis sortie comme le veau s’extirpe de sa mère : pattes en avant, prêt à mourir pour s’arracher aux flancs qui le retiennent. J’ai vu ça des dizaines de fois avant mes sept ans, la naissance du veau qui peut mal finir. Papa laissait toujours faire ; c’était à la nature de décider qui devait vivre et qui devait mourir.


Pourtant, il aimait ses bêtes. Il en avait cinq ou six au moment où je me suis sauvée. Elles vivaient auto...

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