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Pour un humanisme des besoins

En 1939, le jeune homme du Coup de tête, le récit de Dionys Mascolo, se pense en état de choc et de conscience : sa pensée bascule, sa vie avec, il a dix-huit ans, c’est l’âge de la philosophie, l’âge de la création de soi ; c’est penser, juste penser qu’il faut, c’est vivre « en tête », et l’entêtement dont il s’agit vaut pour une humanisation en cours, une liberté vivante et en acte.

En quelques dizaines de pages, superbement éditées par les éditions du Chemin de Fer (les traits et courbes bleus de l’artiste suisse Gilgian Gelzer donnant le tempo à la lecture des mouvements intérieurs de la pensée « en direct » du personnage), une conscience prend forme. Elle considère la guerre, le monde, le jour qu’il fait, et s’ouvre en grand à la possibilité d’un humanisme des besoins : c’est la vraie thèse de Dionys Mascolo, il en va de l’existence politique de l’homme total et nécessaire, homme de lettres et de passion positive, en un mot homme du « communisme de pensée » ; ce ...

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