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Pour Marie Depussé

Marie Depussé est décédée le 15 août 2017 à Blois. Écrivain, maître de conférences à l’université Paris-VII, elle était proche de Jean Oury et de la clinique psychiatrique de La Borde, comme en témoignent deux des livres qu’elle a publiés : « Dieu gît dans les détails. La Borde, un asile » (P.O.L., 1993) et « À quelle heure passe le train… Conversations sur la folie » avec Jean Oury (Calmann-Lévy, 2003).

Il y a pour commencer la tristesse, puis l’absurdité de se mettre à écrire quelque chose pour dire cette tristesse de la disparition d’un être cher, « en allé », selon l’expression de Beckett qui se soulève comme un soupir. Surtout à propos de Marie Depussé, qui se méfiait des circonstances et des discours. Ceux qui l’ont connue s’en souviennent, ceux qui l’ont entendue parler ou qui ont lu ses livres. L’intonation, les inflexions sourdes de sa voix ne s’oublient plus. Marie Depussé tissait, raccommodait les phrases dans la matérialité du langage. Une manière bien à elle de ponctuer, d’a...

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