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Poétique de la douleur

Article publié dans le n°1173 (16 mai 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Nous savons, depuis Aristote et Sénèque, que la poésie a partie liée avec le « soleil noir de la mélancolie ». Entre fureur et acédie, tristesse et inspiration, encre et bile noires, le poème s’écrit.
Olivier Deschizeaux
L'herbe noire (Rougerie)
Eric Sautou
A son défunt (Faï Fioc)

« Mélancolie ». Ce joli mot d’un temps défait se prolonge en quatre syllabes. Deux consonnes liquides encadrent une occlusive, seul son qui accroche au centre et offre une résistance à la mélodie douce qui s’ouvre en passant d’une voyelle mi-fermée à une nasale ouverte, pour se refermer progressivement avec un « o » mi-fermé et un « i » final fermé. Il vient du latin melancholia, emprunté au grec, formé de mélas (« noir ») et de kholé (« bile »). C’est l’une des quatre humeurs dominantes selon la médecine grecqu...

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