"Parler bas sous la voix des autres"

Article publié dans le n°1131 (01 juil. 2015) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Claude Adelen a publié son premier livre en 1968, à une époque où s'affrontaient des conceptions très opposées de la poésie : celle qui revendiquait un lien direct avec la réalité et la vie ; celle qui pensait que la littérature était un tissage de textes où la part de la biographie était insignifiante, voire détestable. Dépassant ces positions, Adelen a su, comme critique ( dans Action poétique entre 1971 et 2012) et comme auteur, défendre un champ poétique où l'oeuvre se trouve dans une indépendance relative par rapport aux réalités du monde.
Claude Adelen
L'homme qui marche

Gérard Noiret : Ton livre est tressé de citations. Est-ce une façon de refuser le lyrisme ; comment ce qui a été longtemps un goût est-il devenu un parti pris ?



Claude Adelen : Un parti pris, oui. La multiplicité des citations, avouées ou déguisées, des voix hétéronymes (y compris italiennes) dans L’Homme qui marche (mais aussi dans tous mes autres livres) correspond à la volonté d’en faire un « choral ». Cela me permet de « parler bas sous la voix des autres », de tous ceux qui m’ont ...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine