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Le retable d’Issenheim, chef-d’œuvre de la Renaissance germanique présentant une saisissante Crucifixion, a depuis quelques mois un nouvel écrin, dans le musée Unterlinden redessiné par Herzog & de Meuron. Parmi les nombreux artistes modernes que le polyptyque a influencés, il en est un qui s’en est nourri toute sa vie mais ne l’a vu que dans des conditions éprouvantes : Otto Dix.

EXPOSITION

OTTO DIX. LE RETABLE D’ISSENHEIM

Musée Unterlinden, Colmar

8 octobre 2016-30 janvier 2017

 

Catalogue de l’exposition

Hazan, 264 p., 35 €

Quand on est peintre, passer un an à proximité de l’œuvre qui vous a le plus marqué, n’estce pas un rêve ? Dans le cas d’Otto Dix, l’histoire est tout autre. Lorsqu’il arrive à Colmar en avril 1945, il est un soldat âgé (cinquante-trois ans), enrôlé de force dans le Volkssturm, l’armée nazie de la dernière chance où se côtoient adolescents, retraités et invalides. Fait prisonnier lors des ultimes combats, il va passer dix mois derrière les barbelés d’un camp, installé dans l’ancienne filature Haussmann. À quelques centaines de mètres, il est vrai, du retable d’Issenheim, mais pas da...

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