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Oedipe en Californie

Toujours fidèle à la côte Ouest, David Vann déplace son objectif de quelque trois mille kilomètres, délaissant l’Alaska de ses deux premiers livres pour un État réputé moins primitif. Et pourtant... Même si l’on n’a pas affaire à des animaux sauvages ou à des armes à feu dans son nouveau roman, ses personnages sont animés de la même rage (auto-)destructrice. La frontière existe encore en Amérique, ce qui permet à ses écrivains de la dépasser, de créer une littérature de transgression qui fascine et rend mal à l’aise.

Grand adepte de Faulkner, de Cormac McCarthy et de Flannery O’Connor, David Vann défend la littérature régionale américaine. À quelle région appartient-il ? À l’Alaska, deux fois et demie plus grand que la France, où il a passé une partie de son enfance ? À la Californie, où il a passé l’autre partie, et où, jusque récemment, il enseignait la littérature ? De fait, à aucune. Il est sui generis, comme en témoigne son nomadisme actuel, qui le conduit à partager son temps entre l’Angleterre, la Turquie et la Nouvelle-Zélande.


David Vann est en colère contre l...

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