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Michel Houellebecq : s’excentrer pour se sauver

Le Web est mauvais archiviste. Impossible de retrouver les images anciennes du briquet de Houellebecq allumant, sur un plateau de télévision, d’une flamme de vingt centimètres, une cigarette calée dans sa bouche, juste avant de rappeler que l’informatique est ce qu’il y a de plus pénible au monde. C’est pourtant là, au milieu des années 1990, que le décalage se fait, que le feu prend et que le plaisir médiatique commence. Chaque apparition fera ensuite de lui l’insaisissable présence d’une pensée délibérément excentrée, à la fois au cœur de la société et située en dehors d’elle.

Si l’on porte le regard sur les entretiens accordés par l’auteur après Les Particules élémentaires (Flammarion, 1998), la sensation d’imprévisibilité, d’originalité et de surprise est d’autant plus forte que l’attitude générale de l’écrivain est tout en retenue et en immobilité. Le corps de cet excentrique bouge peu, il se concentre, il est capable – ce qui est rare chez l’homme ordinaire – de ne pas bouger du tout. Dans un entretien de 2005 avec Laure Adler[1], par exemple, au début si étrange, proprement mis en scè...

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