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Michel-Ange malade de la pierre

« Je suis épouvanté du Jugement dernier de Michel-Ange », écrivait Flaubert depuis Rome à un ami poète. « C’est du Goethe, du Dante et du Shakespeare fondus dans un art unique ; ça n’a pas de nom et le mot sublime même me paraît mesquin, car il me semble qu’il comporte en soi quelque chose d’aigre et de trop simple. » Mais ne comptez pas trouver de pensée morale profonde, de considérations esthétiques originales, ni de vertus littéraires dans sa correspondance, nous avertit d’entrée le traducteur de Michel-Ange. N’espérez pas qu’elle éclaire la création des œuvres d’art.
Michel-Ange
Carteggio - Correspondance

Pourquoi la lire, dans ce cas ? Pour y rencontrer l’homme, dans toute sa mesquinerie justement. Préparez-vous à une longue promenade en compagnie d’un travailleur manuel qui s’exprime « au ras du quotidien », assez prolixe toutefois quand il manie la plume. Comptent ici en priorité le fait historique et le fait de société, « la micro-histoire d’une famille toscane de la Renaissance », les « chroniques de la vie contemporaine », poursuit Fiorato, qui « tendent à dépouiller le “divin” Michel-Ange des “atours célestes” que lui ont valu ses œuvres artistiques ». Et c’est vrai, la longue rech...

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