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Lucidité

L’œuvre de José Saramago peut se concevoir comme un ensemble de pièces de tissus de couleurs différentes obstinément cousues ensemble, les unes à la suite des autres, avec un soin très grand, pour former une étoffe longue, très longue, dont chacun des pans colorés, relié au précédent, surgit en quelque sorte. L’auteur le disait en recevant le prix Nobel en 1998. Et l’une des joies qu’il y a à lire "La Lucarne" réside dans le fait que nulle couture ne fait tenir ce roman-ci, qu’il n’y a rien avant, que ce sont les premiers coups d’aiguille qu’il enfonce dans le tissu de la fiction et la trame de la réalité.
José Saramago
La lucarne
(Seuil)

La première pièce d’étoffe devrait être la plus usée, la plus passée ; elle a l’éclat de la nouveauté, la puissance du fantôme qui resurgit du passé avec cet élan comique de certains revenants bienveillants. On y découvre les prodromes d’une œuvre romanesque d’une profusion et d’une énergie remarquables, on y lit un apprentissage, une aventure qui commence avec humilité.


Passons sur l’aventure éditoriale qui nous permet de lire ce roman envoyé en 1953 à un éditeur qui ne lui répondra qu’au début des années 1990, ce roman dont l’auteur souhaitait que la publication fût posthu...

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