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Les voix d’Unica Zürn

Approcher Unica Zürn, la nébuleuse formée par Unica Zürn et Hans Bellmer à coups de phrases-ciseaux, de phrases-cordes, sauter au cœur des fêlures d’Unica Zürn, de ses créations littéraires et graphiques gagnées sur la psychose ou avalées par un trou noir, tel est le pari que tente Perrine Le Querrec dans Ruines, livre d’une souveraine beauté. Toutes les ruines sont cristallisées en une écriture nerveuse, électrique, qui se tient au plus près des délitements (psychiques, langagiers, mondains, politiques…), au plus près des abîmes et des gouffres. Cette fiction poétique délivre un chant des ruines : les ruines de la raison dévastée, les ruines de l’Allemagne, de la langue allemande violée par le nazisme, les ruines de la maladie collective sous le IIIe Reich, celles de l’instabilité, de la fragilité mentale qui ronge Unica Zürn.

Afin de phraser les ruines d’une vie, Perrine Le Querrec, auteure de recueils poétiques, de nouvelles, de romans (Bec & Ongles, Jeanne L’Étang, Le Plancher…), a ciselé une langue drue, arrachée à ses usages normés, à la Loi, une langue qui épouse les failles sans les esthétiser ni les lisser. Pour redonner vie à un être morcelé, disséminé, elle a choisi un dispositif textuel fragmentaire, sismique, troué, qui soit fidèle aux fulgurances du chaos, aux démons de l’enfance, de la souillure nazie, qui taraudaient Unica Zürn. Scandé en de brefs chants écorchés que rythment des re...

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