Les trahisons nécessaires

 Le 23 février 1981, des militaires armés investissent les Cortès, le Parlement espagnol. Au moment où il éclate, le chef du gouvernement, Adolfo Suarez, est au plus mal. La crise est politique, économique et le pouvoir est isolé. Le coup d’État sera de brève durée mais cette épreuve fait revivre des moments douloureux à la jeune démocratie. L’attitude de trois hommes sera déterminante et c’est cet « instant », le geste de Suarez, de Gutiérrez Mellado et de Santiago Carillo qu’analyse ou décompose le romancier Javier Cercas. Nous l’avons interrogé sur ce « roman étrange ».
Javier Cercas
Anatomie d'un instant

Norbert Czarny – Avant d’être le livre qu’il est, Anatomie d’un instant aurait dû être un roman. Pouvez-vous revenir sur la difficulté rencontrée ?


Javier Cercas – Ce livre est le plus difficile que j’aie eu à écrire. Écrire consiste à se donner des normes et ici la norme était qu’il ne fallait pas inventer. J’ai essayé à deux reprises d’écrire un roman sur ce coup d’État. J’ai écrit deux brouillons, mais « ça ne sonnait pas juste ».


Il n’existait rien sur cet événement, sinon le doc...

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