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Les rebuts de Beckett

Article publié dans le n°1206 (15 déc. 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Que serait l’Irlandais Samuel Beckett devenu si, dans le sillage de six autres éditeurs, les éditions de Minuit avaient également recalé « Molloy », si Jérôme Lindon n’avait pas craqué pour ce manuscrit qui bouleversa sa vie professionnelle : « C’est de ce jour que j’ai su que je serai peut-être un éditeur, je veux dire un “vrai” éditeur. » Qui sait si la littérature n’aurait pas continué à ignorer cet écrivain, jusqu’alors considéré comme atypique et hermétique ?

Au sortir de l’occupation allemande en France, l’ancien résistant Samuel Beckett (1906-1989) décide d’écrire en français, de s’affranchir de sa langue maternelle, léguée, polie puis dépolie par ses ancêtres et ses contemporains, labourée par James Joyce dans toutes ses largeurs. Ce basculement coïncide avec le début d’une période créative extrêmement féconde, matérialisée notamment par l’écriture de la trilogie romanesque Molloy (1951), Malone meurt (1951) et L’Innommable (1953).


Molloy, figure de l’antihéros, incarne un drôle d’olibrius, un être partic...

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