Les puissances oniriques de la langue

Poétesse, auteure d’une des œuvres exploratoires les plus sidérantes de notre temps (Fur, Sker, Madame Himself, Le Garçon Cousu, La sphinge mange cru…), Liliane Giraudon a élu la forme du poème comme jeu avec le vide, la langue, la mémoire, le corps, comme création d’un vivre-écrire. Sous la guise d’un dispositif en trois parties, L’amour est plus froid que le lac délivre une scène d’écriture rompue et relancée par la mort de Chantal Akerman.
Liliane Giraudon
L’amour est plus froid que le lac
(P.O.L.)

Décloisonnant les genres littéraires et artistiques, l’auteure produit une œuvre de questionnement – lequel ne se referme jamais sur une réponse –, un lieu où interroger l’avènement de l’écriture, son secret. Le fantôme qui plane sur le livre est celui de Fassbinder, à qui il est dédié. Dans ce texte-film autour d’un trou noir filmique, tout est venu d’un titre surgi en rêve ; le titre s’impose dans son entrelacs d’amour, de froid et d’eau : L’amour est plus froid que le lac. Ce n’est que des semaines plus tard que le titre délivrera son énigme, réveillera le titre caché, refoul...

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