Sur le même sujet

Les lois de l’hospitalité

Article publié dans le n°1178 (01 sept. 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Deux poètes viennent d’utiliser le même démonstratif qui tient à distance pour le titre de leurs livres. Mary-Laure Zoss dans « Ceux-là qu’on maudit » et Patricia Cottron-Daubigné dans « Ceux du lointain ». La périphrase, dans les deux cas, veut réveiller les consciences.

Ceux du lointain, on les nomme « migrants » pour ne rien savoir d’eux, d’où ils viennent ni pourquoi. Ils disparaissent de notre vue :


« Pauvres gens à qui nous enlevons même
la petitesse d’un pré-fixe comme un bout de terre
un petit pré qui ne serait pas carré
mais à vivre
im-migrants accueillis nulle part
[…] migrants corps errants sur notre séjour de morts »


Patricia Cottron-Daubigné, relisant L’Énéide, retrouve dans le poème de Virgile ce drame des humains chassés par la g...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi