Les invisibles - entretien avec Dror Mishani

La Violence en embuscade est le deuxième roman de Dror Mishani après Une disparition inquiétante (1). On retrouve le commandant de police Avi Avraham et la petite ville de Holon, dans la banlieue de Tel Aviv. Tout part ici d’une fausse bombe placée devant un jardin d’enfants. Eva Cohen, la responsable du lieu, femme plutôt acariâtre, s’est fait des ennemis. Mais la tentative d’intimidation – et ce qui la suit – n’est pas ce qui intéresse Avraham. Celui-ci enquête sur Haïm Sara, un livreur qui sert des plats préparés aux administrations et autres entreprises privées, et dont le comportement est bizarre. Il s’apprête à partir pour les Philippines, où sa femme serait rentrée… Il compte s’y rendre avec leurs deux fils.
Dror Mishani
La Violence en embuscade
(Seuil)

Norbert Czarny : Quel est le point de départ de ce roman ?


Dror Mishani : Tout est parti d’une scène que je qualifierais volontiers de fondatrice. Mon fils, qui avait alors quatre ans, m’a dit un jour : « tu sais Papa, j’ai eu un père avant toi. Il est mort. Et tu es devenu mon père ». J’ai repris ces mots dans le roman, prononcés par l’un des fils de Haïm Sara. J’ai voulu mettre la relation père-fils, et l’amour entre les parents, au cœur du roman. La mère, Jenny, n’aime pas ses enfants. Le père les aime trop. C’est d...

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