Les études de bande dessinée et l’édition universitaire

Article publié dans le n°1210 (01 mars 2019) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Depuis 2011 se tient chaque année à Paris, au mois de décembre, le SoBD. Ce salon présente une particularité : c’est le seul salon en Europe qui porte spécifiquement sur les ouvrages étudiant la bande dessinée, de la réédition patrimoniale aux études érudites. Son existence même témoigne d’une évolution du statut culturel et scientifique de la bande dessinée : on est loin des philippiques des éducateurs qui vouaient jadis les illustrés aux gémonies. Pourtant, les éditeurs universitaires sont très peu représentés parmi les exposants du salon. Les études de bande dessinée peineraient-elles encore à conquérir leurs lettres de noblesse académiques ?

Il faut souligner tout d’abord l’ampleur du chemin parcouru : dans les années 1930, éducateurs catholiques et militants communistes s’accordaient sur la nocivité des illustrés, et leur convergence s’est poursuivie jusqu’au vote de la loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Il a fallu attendre le début des années 1960 pour que certains sociologues travaillant sur les cultures de masse s’intéressent à la bande dessinée[1], au moment même où se créaient les premiers clubs savants, approchant la bande dessinée d...

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