Légendes et vérités de Raymond Aron

 Politologue, sociologue et journaliste, Raymond Aron a joué un rôle essentiel dans la vie politique et intellectuelle française de l’après-guerre aux années 1980. Prises de position, articles et ouvrages, notamment L’Opium des intellectuels (1955), La Tragédie algérienne (1957), La Révolution introuvable (1968), De Gaulle, Israël et les Juifs (1968), ont suscité de vives polémiques. La publication de ses Mémoires, dans leur version intégrale, offre l’occasion de dresser le bilan d’un parcours controversé.

Dès sa disparition, en 1983, une campagne de presse forge les légendes d’un Raymond Aron tour à tour bête noire du totalitarisme soviétique, preux chevalier de la liberté et démocrate intransigeant. Un homme qui ne se serait jamais trompé pendant que Sartre, Merleau-Ponty, Simone de Beauvoir se fourvoyaient en des combats douteux. Aron aurait donc été ce démocrate sourcilleux, ce « juste persécuté » qui fut marginalisé pour ses combats contre les tyrannies modernes. Au moment où éclate l’évidence du caractère liberticide de l’ordre néolibéral, où la crise en révèle le visage obscène, il ...

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