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Lecture de psychanalyste. Yôko Ogawa : l’écriture comme nouvelle peau ?

Article publié dans le n°1183 (16 nov. 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Exercer ce métier – « impossible », selon Freud – de psychanalyste, c’est tendre son oreille et ses perceptions vers la présence de l’inconscient, vers les ressorts de la créativité, vers les modalités – étranges parfois – de la survie psychique. Supposons que cette orientation de l’attention infiltre tout le rapport au monde, aux autres, à l’art et à la littérature, au politique… Nos lecteurs discerneraient et partageraient peut-être, dans cette page à paraître un numéro sur deux, ce cheminement particulier.

Les textes de Yôko Ogawa souvent troublent ou dérangent, mais ils me touchent toujours. L’apparition régulière de phénomènes inquiétants, l’attention constante portée au passé et au monde sensoriel, l’hyperesthésie de la narratrice, sont les matières premières de ses nouvelles et romans.


Un personnage y crée des fragrances à partir de sa mémoire olfactive, des femmes sont tuées, et leurs mamelons découpés disparaissent. Un taxidermiste recueille, analyse et enferme à jamais les blessures et les souvenirs, mais l’on se remémore aussi des sentiments perdus dans une petite piè...

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