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Lecture de psychanalyste. Kazuo Ishiguro et les témoins des mondes détruits

Article publié dans le n°1185 (16 déc. 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Exercer ce métier – « impossible » selon Freud – de psychanalyste, c’est tendre son oreille et ses perceptions vers la présence de l’inconscient, vers les ressorts de la créativité, vers les modalités – étranges parfois – de la survie psychique. Supposons que cette orientation de l’attention infiltre tout le rapport au monde, aux autres, à l’art et à la littérature, au politique… Nos lecteurs discerneraient et partageraient peut-être, dans cette page à paraître un numéro sur deux, ce cheminement particulier.

La mélancolie qui émane des livres de Kazuo Ishiguro, Prix Nobel de littérature 2017, sourd derrière la tonalité claire d’une musique épurée. Dans l’apparence même d’un style d’une limpidité transparente, le lecteur pressent que se cache, entre les lignes, ce qui ne peut se dire : une perte indéfinie, qui se dérobe à l’expression pour mieux jouer d’un effet d’impression. Quelque chose manque et c’est l’absence même d’affect qui signale l’impact de la perte.


Pour la majorité de ses romans, les textes sont des récits à la première personne. Et leur force tient dans ce contraste ent...

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